KaZeo
+
Kirtas
Follow me
Join now
20 Octobre 2014, Ste Adeline

Rubriques
Accueil » Annecdotes historiques
  Articles de cette rubrique :
 

Le Moyen Age:

 Le Moyen-âge est une période d'histoire, prenant place entre l'Antiquité (essor de l'empire Egyptien, Grecque et Romain) et la Renaissance.

 J'ai appris à l'école que le Moyen-âge commençait environ en 500 avec la chute de l'empire romain et finissait en 1492 avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, marquant un tournant dans l'histoire. Aujourd'hui, les historiens sont moins catégoriques que cela et ne sont pas tout à fait d'accord sur les dates exactes mais s'accordent tout de même que le Moyen-âge dure environ de 500 à 1'500 après J-C.

 Beaucoup de gens assimilent le Moyen-âge aux Celtes, mais ce n'est pas totalement juste. En fait, les tribus celtiques, comme les Visigots, les Pictes, les Normands, les Saxons... font plutôt partie de l'Antiquité. L'empire Romain a déjà commencé leur colonisation surtout sous Marc-Aurèle et Jules César longtemps avant le début du Moyen-âge.

 Toutefois ces tribus ne se sont pas "civilisées" en un jour non plus, et à la chute de l'empire Romain, quand le Moyen-âge commence, nombreuses sont ces tribus qui ont encore gardé leur traditions.

 Suite au morcèlement de l'empire Romain émergent une multitude de petits seigneurs régionaux qui revendiquent le pouvoir sur certaines régions ou portions de terrains. Cette époque est assez trouble et la géographie politique se redessine doucement.

 A cette époque les querelles sont fréquentes entre voisins et les petites batailles ont lieu régulièrement pour savoir qui est le plus fort et qui à donc des droits sur le plus faible. Attention, je ne parle pas là de pillages mais bien de batailles rangées.

 Une tradition qui peut paraître stupide de nos jours, mais qui était très importante au Moyen-âge est la "déclaration de guerre". Il s'agit d'une lettre qu'on envoie à son rival pour lui stipuler les closes du combat à venir, champs de bataille, date et heure. Ceux qui se battront sont généralement des soldats professionnels constituant l'armée du seigneur ou des paysans entrainés aux armes et enrôlés plus ou moins volontairement dans l'armée du seigneur. Ces batailles ne sont généralement pas des pures boucheries comme on se plait à les dépeindre, les guerriers souvent se connaissent bien et ne cherche pas forcément à se tuer mais plutôt à se mettre hors combats.

Ces batailles ne se soldent pas par un saccage des terres et le viol des pucelles, le but est de conquérir les terres adverses ou d'imposer au voisin une obligation de taxe ou de jurer allégeance pour qu'il devienne le vassal (seigneur soumis à l'autorité du vainqueur). Pourquoi détruirait-on ou tourmenterait-on des terres qu'on a légitimement gagnées?

 Cette hiérarchisation des seigneurs et de la noblesse est appelée la féodalité. Si tous les puissants suzerains ont de nombreux vassaux, tous les vassaux ne sont pas forcément des suzerains à plus petite échelle.

 

féodalité

 

En tant que seigneur, plus on a de vassaux, plus on est important. A noter que le Suzerain suprême reste Dieu, que le Pape est sont représentant et que c'est lui qui fait les rois (même si à une certaine époque il y avait 2 papes en activité en même temps). Ainsi, suite au blocus Turque (Seldjoukides) sur Jérusalem, le pape Urbain II lors du concile de Clermont lance un appel à la Croisade. Ce sera la première d'une série de huit que le pape (les différents papes qui vont se succéder à cette charge) va ordonner. De nombreux seigneurs et aussi des rois participeront aux différentes croisades sur ordre des papes.

 

preche_urbain_ii

 

 En conclusion, la grande colonisatrice à cette époque qui pousse à l'unification est l'église, qui veut répandre la croyance en un Dieu unique. Durant tout le Moyen-âge, religion et politique vont aller de paire et gare à ceux qui déplaisent à l'église.

 Essor technologique:

Le Moyen-âge va connaître aussi de nombreux développements et inventions, en grande partie due aux croisades et au travail du fer.

 Dans l'agriculture:

Le Moyen-âge amène de nouvelles techniques et de nouveaux outils, comme la charrue, le développement des techniques de jachère, la culture des plantes aromatiques.

 Dans l'art de la guerre:

Les nombreux combats poussent les forgerons à développer de nouvelles techniques, d'abord le fer grossier, puis de plus en plus léger et résistant, faire des fils de fer servant aux cottes de mailles, l'art de feuilleter le métal, le damas et finalement l'acier. Le développement de rémouleur de plaques (armures) des rémouleurs de lame (couteaux, épées...) et à la fin du Moyen-âge, développement des armes à poudre.

 

chevalier05

Architecture:

Style Roman et début du style Gothique

 Commerciale:

Développement de la route de la soie et des épices.

 Apports des croisades:

Surtout les sciences, comme la philosophie, les mathématiques, la médecine, développement des instruments d'optique, mais aussi une forte influence sur la musique. Cette liste n'est bien sûre pas exhaustive.

 En conclusion, le Moyen-âge est une période de 1'000 ans au cours de laquelle toute l'Europe se redessine et se met en place. On doit à cette période de nombreuses avancées technologiques et une grande partie de l'organisation géopolitique actuelle.

 

TF

 

Mardi 01 Novembre 2011 à 16h04 dans Annecdotes historiques3 commentaire(s)

L’hygiène au Moyen-âge

 

Dans les esprits de beaucoup de gens, le Moyen-âge est considéré comme une époque sale et malodorante ou les gens ne se lave jamais et ou l’on vit dans la saleté.

 

En réalité, nos ancêtres étaient propres sur eux et dans leur environnement. Les maisons étaient balayées tout les jours, les tables et la vaisselle nettoyée au fur et à mesure de leur utilisation et les gens avaient une bonne, bien que différente de la nôtre, compréhension de l’importance de l’hygiène personnelle.

 

les étuves

 

 

Se laver

 

Les gens se lavaient régulièrement les mains et le visage. Dans les maisons loin de toutes sources d’eau se trouvait généralement un bac d’une dizaine de litres, souvent dans la cuisine, ou l’on puisait l’eau avec une cruche pour faire la vaisselle ou se laver les mains. Cette eau était renouvelée tout les jours voir tout les deux jours selon la proximité et l’accès à l’eau.

 

Pour les bains, c’est une autre histoire. Pour les nobles et les gens aisés, le bain était courant. Il s’agissait de disposer d’une grande bassine en bois dont on tapissait le bord et le fond de drap pour éviter les échardes. Un domestique le remplissait d’eau chauffé au chaudron et une foi le seigneur dans son bain, on recouvrait la bassine d’un drap. Pudeur oblige…

 

Dans les grandes villes et celles disposant de sources thermale naturelle (que les romains connaissaient et exploitaient déjà) furent mises en places des sortes de bains publique (comme sur limage de l’article) elles étaient au début mixtes et en plus de s’y laver, on pouvait s’y faire raser, manger et pour le cas ou l’on y rencontrerait gente compagnie, y passer la nuit…

L’église ne voyant pas d’un très bon œil ces lieux de débauches, les Etuves (c’est le nom qu’on donnait à ces bains populaire) devinrent rapidement unisexe. La maison de passe n’est qu’une des dérive de ses lieux d’aisance.

A la fin du moyen-âge et début de la renaissance arrivée avec les grandes épidémies Européennes, les gens on pensé que c'était l'eau qui était le vecteur des maladie, les étuves furent fermées et les gens développèrent la « peur de l’eau » ce qui conduisit, à la renaissance au coutume de maquillage et de perruque, permettant de cacher la saleté au lieu de la faire disparaître. (En cela, on peut supposer que la renaissance était bien plus sale que le Moyen-âge…)

 

On sait aujourd'hui que le véritable vecteur des maladies étaient plutôt les rats et les moustiques. qui se déplacent le long des cours d'eau et non l'eau elle même qui était la cause des Maladies.

 

Il est intéressant aussi de savoir que les régions avec une importante culture brassicole, comme certaine région d'Allemagne et de Belgique ont été préservées des épidémies. Premièrement car pour faire de la bière on cuit l'eau, ce qui la débarrasse des bactéries. Ensuite on y met du houblon qui a des vertus antiseptique. Donc on a "stérilisé" le breuvage deux fois. Finalement sa forte teneure en calorie a contribué à préserver des famines.

 

On a que peut d’informations sur l’hygiène des ruraux au Moyen-âge, mais vu que l’hygiène était importante partout, on peut supposer que comme au début de notre siècle, la rivière faisait bien l’affaire.

 

Condiments du bain

 

Au moyen âge, on mettait déjà toutes sortes de choses dans le bain pour le parfumé. Le plus courant étant la lavande et les pétales de fleurs comme la rose… Mais aussi des épices comme le romarin, la cannelle, le houblon (qui était déjà connu pour avoir une vertu antiseptique…)

On peut supposer que, plus ou moins toute les plantes dont on apprécie ou appréciais (car la mode des odeurs varie autant que celle des vêtements) ont pus potentiellement parfumer les bains tant des étuves que des bains privés.

 

Ustensiles d’hygiène

 

Pour se laver, Il existait des brosses de bois et de crains de cheval

 

Pour se rincer dans son bain, on disposait aussi d’une sorte de cruche percée comme un pommeau de douche. En bouchant le goulot avec le doigt et en faisant le vide d’air, on pouvait la remplir d’eau dans le bain. En enlevant le doigt, l’eau s’écoule par les trous et en rebouchant, l’eau s’arrête de couler.

 

On se curait aussi régulièrement les dents avec tous objets pointus disponibles. Il existait aussi un petit nécessaire constitué d’un étui en cuir renfermant un petit cure dent en os, en bois ou en métal et une sorte de toute petite cuillère vrillée pour se curer les oreilles.

 

Avant de passer à table, une des coutumes voulait qu’on se lave les mains. Comme il n’y avait pas d’eau courante, le maîstre de maison ou le cantinier passait vers les convives avec un grand bol et une aiguillère. Il s’agit d’une sorte de grande carafe à long col utilisée pour rincer les mains des convives.

 

On connaissait également le savon. Le savon d’Alep d’abord, fait d’huile d’olive et parfumé aux plantes que nos ancêtres ramenèrent des croisades et dont l’adaptation européenne n’est autre que le fameux savon de Marseille.

 

Trucs d’hygiène médiévaux

 

Pour se laver les dents, rien de tel qu’une feuille de sauge. Le côté rugueux retire la plaque dentaire et le fait d’écraser la plante libère une substance préservant l’émail et son odeur adoucit l’halène.

 

Pour luter contre la transpiration, on mettait un peu de vin rouge sous les aisselles. Le tanin contenu dans le vin était connu pour resserrer les pores et donc empêchait de transpirer.

 

Pour se gargariser la bouche et entretenir ses dents, on utilisait un mélange de vinaigre de gros sel et de miel.

 

La lessive était faite régulièrement à la rivière ou dans les bacs adjacents des fontaines par les lavandières. Leur nom leur vient de la plante commune à toute l’Europe qu’elles utilisaient généralement pour parfumer le linge propre.

 

Les couteaux et autres ustensiles de cuisine métallique étaient dérouillé en frottant un mélange de cendres et de sable avec de la paille. (Efficacité vérifiée sur les épées et hastes de la compagnie.)

 

Bientôt devrait suivre un article sur les soins.

TF

Mercredi 26 Octobre 2011 à 17h14 dans Annecdotes historiques2 commentaire(s)

detachement_sur_le_retour

 

L’héraldique

 

Il s’agit de l’art des écus. Je parle d’art pour deux raisons majeure. La première est que l’héraldique est très codifié, il n’est pas possible de mélange n’importe quoi à sa convenance. Certaines des règles héraldiques sont d’unes logiques implacable à tel point qu’elles sont toujours respectées aujourd’hui pour la création d’un logo pour une entreprise et d’autre sont un peu plus complexe pour un profane. La seconde raison est que les symboles ornant les armoiries de votre famille, et toutes les armoiries en générale, ne sont pas là par hasard. Chaque meuble et chaque partition de l’écu traduisent une information à tel point que pour un initié, les armoiries peuvent raconter des histoires.

 

Pourquoi l’héraldique ?

 

De tout temps, il existait des symboles pour représenter des grandes puissances, des peuples, des villes puissantes. Comme la louve de Romme, l’aigle… Mais c’est à l’époque féodale que chaque seigneur commence à développer sa marque distinctive.

 

Dans l’Antiquité, les guerres opposaient souvent des peuples ou des communautés, tribus celtes, Romains, Grecs, Perses… Dont la culture, la façon de guerroyer, les vêtements les armures sont fondamentalement différents.

Avec l’avènement des guerres féodales entre seigneurs d’une même région dont les hommes d’armes sont vêtus de la même manière et portes les même type d’armures il devient nettement plus dur de différencier alliés d’ennemis. Malgré les cris de guerre, la cohue d’une mêlée et le manque de discipline créaient une confusion importante sur un champ de bataille.

 

Par exemple on raconte que Guillaume dut enlever son Heaume à la bataille d’Hastings pour se faire reconnaître de ses Norman qui le croyaient mort dans la cohue.

 

A cette époque les boucliers étaient grand, de même que les écus et l’idée émergea donc de les utiliser comme panneau de reconnaissance.

 

La légende veux que le premiers à avoir fait peindre ses boucliers se fit faire une bannière assortie et que au moment ou la bataille tournait à sa défaveur, il monta sur une petite colline du champ de bataille, leva son étendard et fit sonné les cors. Du coup, tout les soldats de son armée portant ses couleurs se rallièrent à sa bannière et formèrent un hérisson contre lequel les ennemis ne purent que venir se piquer.

 

Dès lors, tous les seigneurs eurent leurs armes (symboles ornant l’écu) et leur bannière assortie. Ces armes se transmettent de père en fils et suivent les générations encore maintenant et depuis de nombreux siècles.

 

TF ( inspiré du premier des livre suivants)

 

Quelques livres intéressants

 

L’héraldique

Par Pierre Joubert

Edition Ouest-France

 

B.A Ba Héraldique

Par David Gattegno

Paradès

 

Blasons et Armoiries

Par Pierre Derveaux

Edition D’art Derveaux et Cabédita

 

L’Héraldique

Par Claude Wenzler

Edition Ouest-France.

Heraldiquesarmoiries

Vendredi 29 Juillet 2011 à 16h54 dans Annecdotes historiquesPoster un commentaire
siege

 

Le mercenariat.

 

Le mercenariat était un des points forts des Suisses au Moyen-âge, jusqu'à ce que St-Nicolas de flue s'érige contre cette pratique. En effet La Suisse étant un pays avec beaucoup de rivières, de montagnes et au moyen-âge, de forêt, ne présentait que peut de terre arables. De plus la Suisse n'a pas vraiment de richesses dans son sol si ce n'est quelques mines de sels.

 

Il était donc entré dans les mœurs médiévaux Suisse de se vendre comme mercenaire pour rapporter un peu d'argent à l'état et à sa famille par la même occasion. Le système de milice encore en activité à ce jour prévoyait que tout citoyens devait servir en tant que soldat durant un nombre de jours définis.

 

Si un homme astreint au service était décédés ou blessé et qu'il ne pouvait remplir son obligation de servir il pouvait se faire remplacer par un proche ou payer un mercenaire pour qu'il remplisse l'obligation à sa place. Le mercenaires Suisses étaient si craint au moyen-âge, que de nombreux rois Européens avaient une "Garde Suisse" comme garde rapprochée. Roi, d'Autriche ou de France, tous avaient recours aux mercenaires et le dernier Rois a y avoir toujours recours est "le roi du Vatican", le pape.

 

2 types de mercenaires au Moyen Age.

 

On distingue principalement 2 types de mercenaires au Moyen Age. Certes, chaque régions à ses guerriers spécialisés dans un type de combat ou d’arme mais le schéma de base est relativement commun à tout le Moyen Age.

 

Mercenaires loyalistes

 

Les mercenaires loyalistes constituent "l'armée régulière" il s'agit tout simplement de guerriers entraînés, équipés, logés et nourris par un seigneur pour assurer sa défense, la garde de son château et d’autres travaux de soldats.

 

Mercenaires troupiers

 

Il s’agit de camps, à la sauvage, de mercenaires très bien entraîné dont l’occupation principale est la guerre.

Ces camps sont généralement formés par un Maistre d’armes ou un mercenaire loyaliste vétéran qui se fait chasser par son seigneur tutélaire.

 

Il est important de remettre les choses en contexte. Le Moyen Age est une période trouble d’un point de vue politique. La suisse qui est encore à son stade embryonnaire est sans cesse partagée par des petites guerres de territoire entre seigneurs pour déterminer qui est vassal (seigneur assujettis) et suzerain (seigneur gouvernant). Il y a donc des gens dont le métier est d'être guerrier à plein temps, et il y a un réel marché du travail, étant donné que l’espérance de vie est limitée. Rien que le gite et le couvert représente beaucoup au Moyen Age et du coup plein de jeunes sont prêt à s’enrôler dans la garde d’un seigneur qui, quant à lui, ne veut que les meilleurs.

 

Cependant, être le meilleur, ça s’apprends. Les jeunes qui sont jugés insuffisant pour la garde rejoignent parfois les camps de troupiers.

 

Camps de troupiers

 

Concrètement, il s’agit de camps fait de tente. Ils sont itinérants et voyage de forêt en forêt. Ils vivent en autarcie, ils ont souvent un forgeron, un rebouteux ou un tanneur. Leur occupation principale est l’entraînement au combat, encore et encore jusqu’à ce que leurs armes face partie d’eux. Pour se nourrir, ils chassent, braconnent, pêchent…

Tout le monde surtout le seigneur des terres sait qu’ils sont là, dans sa forêt, mais il ne fait souvent rien contre eux.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’ils vivent dans la forêt en limitant le contact avec la populations, Il braconnent certes, mais envoyer ses soldats contre un camp de troupier qui ne vit que pour le combat c'est souvent les envoyer à la mort et il a besoin de ses précieux loyalistes qui lui coûtent cher pour assurer sa défense s’il se fait déclarer la guerre par le seigneur voisin. Et surtout, ils sont nomade, ils ne restent que quelques semaines. Après, ils seront le problème d'un autre seigneur.

 

Intérêt stratégique

 

Au moyen âge, les conflits féodaux sont réglés par la déclaration de guerre (lettre stipulant les termes du conflit comme l’heure, le lieu…). On prend rendez-vous avec le seigneur voisin pour mener la bataille. Et comme tout passe par messager qui chevauchent à travers la campagne… Les nouvelles se savent très vite.

Ainsi, les troupiers arrivent sur un champ de bataille la veille du combat. Ils jaugent les forces en présence et choisissent leur camp. Ils vont aller voir le seigneur pour négocier leur participation. Souvent, le prix est cher mais correct et il est dans l’histoire suisse de nombreux mercenaires qui ont vécu assez longtemps pour profiter de leurs butins. De plus les troupiers peuvent se servir sur le champ de bataille de ce qu’ils désirent sur les hommes qu’ils auront tués.

Enfin, pas tout à fait, au Moyen Age il existait déjà une forme de traité régissant ce qui pouvait être ramassé sur le champ de bataille (une ébauche du « Dica » actuel appris par tous les soldats à l’école de recrue et qui régit les conflits armés internationaux.) exemple : Ils pouvaient se servir de tout ce qui est militaire, arme, pièce d’armure, chaussures… Les dépouilles reçoivent l'extrême onctions et sont restituées à leurs familles avec tout ce qui reste sur le corps. Si la dépouille n’est pas réclamée, le peut d’argent et autres valeurs vont à l’église.

 

Avant la bataille, il est de coutumes que les seigneurs en conflit se rencontre pour parlementer une éventuelle reddition. Avoir un contingent de troupiers dans ses rends augmente grandement le poids lors de la négociation et le seigneur adverse se rends parfois sans combattre pour préserver ses hommes.

 

Pour les seigneurs qui compte les troupiers dans ses rangs, l’avantage est certains, ce sont des guerriers d’élite très bien entrainés, mais ils ne lui obéiront pas et se battent pour eux avant tout. Ce facteur réduit donc sa marge de manœuvre pour élaborer sa stratégie.

 

Après la bataille, les troupiers s’occupent eux-mêmes de leurs blessés, ils récupèrent leur due que leur camp soit victorieux ou non et repartent comme ils sont venus.

 

TF

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 25 Juillet 2011 à 12h12 dans Annecdotes historiquesPoster un commentaire
chevalier05

 

Tout d’abord, ne devient pas chevalier qui veut. Il faut pouvoir certifier d’origine noble (petite ou grande noblesse) pas forcément riche mais de sang noble pour avoir accès à la formation de Chevalier. Il est toutefois possible, d'avoir accès à cette formation si l'on trouver un feudataire qui accepte de vous former (pour de l'argent ou autre). Tout chevalier doit avoir suivis la formation décrite plus loin, sauf dans le cas ou le titre de chevalier est obtenu d'un roi ou d'un prince pour haut faits d'armes ou services rendus.

 

Le titre de Chevalier donne accès à la cours des seigneurs, il dénote un certain raffinement mais il n'est pas un titre de noblesse en soit (du moins pas au moyen-âge) le simple fait d'être chevalier ne fait pas de vous un noble.

 

Chevalier est avant tout un rang militaire, il pourrait être comparé dans l'armée du 21ème siècle à un commando. Il montre que le guerrier que l'on nomme chevalier, peut aussi bien combattre à pied qu'à cheval, il sait utiliser tout l'arsenal médiéval et peut porter une lourde cuirasse. Pour tout cela il reçoit un entrainement spécifique qui commence très tôt.

 

Le Page

 

L’âge de l’enfant dépend des pratiques de sa région. Généralement on parle de 10ans, mais dès 7ans, un enfant peut entrer comme page au service d’un chevalier. L’enfant quitte donc le « château » familial pour se mettre au service de son feudataire (précepteur). Il restera de 3 à 6ans auprès de ce seigneur et le servira avec dévotion. L’enfant accompagne le seigneur à la joute, soigne son cheval, porte ses armes, nettoie son armure… A son contact, il apprend les préceptes de la chevalerie, l’honneur, le respect et souvent un instrument de musique. Cependant, il n’apprend pas encore le combat, son éducation chevaleresque est limitée au conditionnement psychologique. Malgré tout, l’apprentissage de la musique est une facette importante de son instruction, lui permettant de s’intégrer à la coure.

 

Un chevalier n’est pas qu’un puissant guerrier, il se doit d’apprendre aussi la courtoisie et la noblesse de cœur.

 

L’écuyer

 

Dès que le feudataire l’en juge digne, généralement vers l’âge de 13 ans, le page obtient le rang d’écuyer. Dès lors, c’est son instruction militaire qui commence. Lui seront enseignées les nobles règles de la joute, l’équitation, la chasse, la lute, le combat (pas seulement l’épée, mais tout l’arsenal médiéval), et le chant. C’est le feudataire qui s’occupe d’instruire le jeune écuyer à l’art de la guerre et de la stratégie.

Le page prêt à être adoubé est donc au terme de 10 à 15 ans de vie au contact de son chevalier tutélaire devenu un guerrier d’élite droit et courtois aussi apte à évoluer sur le champ de bataille qu’à la coure.

 

L’adoubement

 

L’écuyer a souvent 20 ans lorsqu’il est adoubé (pour mémoire, la majorité au Moyen-âge se situe vers les 15 ans).

L’adoubement est une cérémonie importante dans la vie d’un chevalier, car elle symbolise l’aboutissement d’années d’apprentissage et la reconnaissance de ses pères. Elle commence la veille par un bain purificateur. Puis l’écuyer revêt une tunique blanche et il jeûne pour faire pénitence. Le soir, il va à la chapelle assisté de ses parrains (dont son feudataire) et passe la nuit à prier (ce rite s’appelle la veillée d’armes). Au matin, il se confesse, communie, va à la messe et écoute le sermon.

 

Lors de la cérémonie d’adoubement, lorsque tous les témoins sont là, il s’approche de l’autel l’épée suspendue autour du cou. Un prêtre bénit son épée et le chevalier s’agenouille devant le seigneur ou l’évêque qui lui demande : « Pour quelle raison désires-tu entrer dans la chevalerie ? Si tu recherches la richesse ou les honneurs, tu n’en es pas digne. » L’écuyer pause alors la main sur la bible et prête le serment des chevaliers.

 

Après quoi, les pages présents l’aident à revêtir sa tenue, sa cotte de maille, sa cuirasse…mais pas le heaume. Ensuite, il ceint l’épée et se met à genoux. Le seigneur ou l’évêque lui donne 3 gifles sur la joue ou la nuque de la main en disant : «  Au nom de Dieux, de Saint - Michel et Saint – Georges, je te fais chevalier. Soit vaillant, loyal et généreux. » (ce rituel s’appelle la collée et sera plus tard remplacé par un coup du plat de l’épée sur l’épaule et rebaptisé l’accolade).

 

A la sortie de l’église on amène au nouveau chevalier son destrier. Il met son heaume et doit sauter sur son cheval sans toucher les étriers. On lui amène sa lance et, lancé au galop, il doit toucher une série de mannequins ou la quintaine (instrument d’entrainement à la joute médiéval).

 

Le serment du chevalier

 

- Je croirai à tous les enseignements de l’Eglise et j’observerai ses commandements.

- Je protègerai l’Eglise.

- Je défendrai tous les faibles.

- J’aimerai le pays où je suis né.

- Je ne fuirai jamais devant l’ennemi.

- Je combattrai les infidèles avec acharnement.

- Je remplirai mes devoirs féodaux, à condition qu’ils ne soient pas contraires à la loi divine.

- Je ne mentirai jamais et je serai fidèle à ma parole.

- Je serai libéral et généreux.

- Je serai toujours le champion du droit et du bien contre l’injustice et le mal.

 

TF

Vendredi 22 Juillet 2011 à 15h21 dans Annecdotes historiques1 commentaire(s)
Moteur de recherche
Statistiques
  • 1 connecté(s)
    Total de 31 692 visiteur(s)
    Site créé le 21/07/2011
    Mise à jour le 26/05/2014